Bavans – Mindelheim
Dimanche 6 septembre 2026 – 395 Km
(Km au compteur avant le départ 49890 Km)
Réveil à 7h, de la fraîcheur, 11° avec un ciel totalement dégagé. 27 à 28 ° au plus chaud de la journée.

Circulation correcte jusqu’à Fribourg, étrange, à la frontière polizei, la dernière fois qu’on les a vu si présents c’était en 2020 pour le COVID. Après Fribourg premier stau, ça nous manquait ! Arrêt casse-croûte sur un parking entre un poids lourd ukrainien et un poids lourd polonais. Pause Kf et carburant (2.28€/L le SP95 E10) avant Friedrichshafen. Arrivée à Mindelheim vers 16h. Resto en ville, sous les arbres, 2 * knepfles au fromage et salade, une bière et un verre de vin, ~40€.

Mindelheim – Bad Bleiberg
Lundi 7 septembre 2026 419 Km
Nuit passable et à part la chasse d’eau qui ne voulait plus s’arrêter, pas d’incident majeur à signaler, sauf peut être la Tv que nous n’avons pas réussi à faire fonctionner 🤣. Petit dej léger, préparé avec amour par Betty.

Départ à la fraîche ver 8h20, après un premier chargement assez facile, la moto étant garée à quelques mètres de la piaule. Après 500 m nous étions sur l’autoroute, que nous avons quitté 400 km plus au sud est. Méteo correcte, un poil trop chaud, jusqu’à 30° vers 16h. Vu le prix du SP 95 E10 sur l’autoroute allemande, 2,7 à 2,8 € le litre, je roule sur la réserve pendant 50 Km à vitesse réduite (80km/h), conso annoncée à l’OdB, 3,4 à 3,5L/100👍 Arrivée à la station, après 350 km depuis le plein précédent, je n’ai remis que 13,5L pour 16 max, (soit 2 L équivalent 50Km) prix du litre 1,83 €, tout de même. À midi pause casse-croûte à proximité d’un gros hyper marché, Maximarkt, 2 salades, un yaourt et une bouteille d’eau, 11€. Une pause Kf dans une station service, 2 expressos, 6€, puis un péage, 15€ pour un tunnel non compris dans la vignette moto 1 jour (3,80€). Dans le sens sud/nord, énorme bouchon provoqué par des travaux, réduction à une voie.

Arrivée à l’hotel Haus Kärntnen vers 16h, un tantinet pourave, mais 70€ tout de même.
Graissage chaîne : 50689 Km.
Ce soir, après quelques courses au Spar voisin, c’est souper dans la chambre, un vrai festin 😉

Bad Bleiberg (Autriche) – Samobor (Croatie)
Mardi 8 septembre 2026 – 261 Km
Petit déjeuner à l’hôtel, moins pourave que la chambre.
Départ vers 9h, après avoir sèché la moto suite aux belles averses de hier soir. Germaine veut nous faire passer par Villach alors que j’avais prévu une boucle par l’ouest. Belle petite route pour commencer, quelques travaux puis un beau petit col avec des pentes à 18%. Mais la chaleur nous ratrappe, 35 à 37° au plus chaud. Pause Kf à l’ombre, dans la plaine, on tape le discute à un feu rouge avec un couple de motards belges de Gand mais sans gants 🤪 puis pause casse-croûte après Lubjana. Germaine continue de nous dégoter des toutes petites routes dans la Slovénie profonde. Arrivée à Samobor vers 16h, bien chaud, on jardine un petit coup avant de trouver l’hébergement. Le soir visite rapide de la ville, puis souper en terrasse, grillades, un plat (20€/525g) pour nous deux, et salade composée (5€), un verre de vin rouge (6€/12,5cl) et une bière pression (5€/50cl) insuffisant pour Betty, suffisant pour moi. Au retour Lionel nous apprend l’accident de la Tesla dans la barrière à Montenois.


Samobor – Bilje
Mercredi 9 septembre 2026 – 318 Km
Petit dej de misère, chargement de la moto et hop en route pour l’Est. Carburant en arrivant sur Zagreb, avant l’autoroute, 1,67€/L. Étape 95% d’autoroute, morne plaine tout du long, avec des températures maxi aux alentours des 36°. Arrivée à Rooms Lutra, vers 14h30, bien accueilli avec café turc et boisson rafraîchissante faite maison. Les gamins du quartier veulent monter sur la moto 👍😉



Bilje (Croatie) – Belgrade (Serbie)
Jeudi 10 septembre 2026 – 259 Km
Petit déjeuner croate, une table bien remplie avec beaucoup de réalisations Maison, charcuterie fumée, confiture de prune… Bon au moment de payer je me fourvoie un peu, je donne 20€, pour 16 demandés, mais « lutra » n’ayant pas de monaie, je laisse les 4 € « en pourboire », sauf qu’après coup, je me rend compte que j’avais les 16€. Pas grave, mais je sentais quand même que la journée commençait mal. Pour sortir la moto je me fais agresser par le cabot de « Lutra » , ensuite je passe devant un radar de village placé en hauteur, à quelques dizaines de mètres du panneau fin agglomération, j’étais plus près des 60 que 50 autorisés ☹️. Arrivée à Osijek, Betty se rend compte qu’elle n’a plus son interphone 😡, demi tour, et retour chez Lutra ! On retrouve la pièce dans l’herbe, là où était garée la moto, yes, sauf que, au moment de l’installer sur son casque, Betty casse le support 😡😡. Mais le meilleur je le découvre en arrivant à Belgrade, n’ayant pas couper mes datas, je découvre avec stupeur une facture de 60 €, et comme ces fumiers de lapin sont très clairs dans leur communication, ils m’envoie un SMS pour « régulariser », 35€ pour la Serbie et la Turquie, valable 1 mois, que je valide 🫣. Bon, pour le reste, toujours bien chaud, nous longeons le Danube sur plusieurs dizaines de kilomètres, des déviations pour cause de travaux font perdre la tête de Germaine. À Ilok, nous discutons avec un couple de québecquois, en croisière sur le Danube, précisement, sauf que, par manque d’eau, la croisière s’amuse dans un bus ! Passage de frontière Croatie/Serbie, pas très rapide, contrôle passeport et carte grise. La Serbie, toujours aussi crade, pause casse-croûte (récupe du petit dej) dans un petit parc et Kf dans un « wagon » en bord de route, l’euro n’est pas accepté. Visite rapide, pour Betty d’un monastère, moi je garde la moto à l’ombre des Wc, il fait toujours chaud, 31°. Arrivée à Belgrade, plus de circulation qu’en campagne, merci Germaine et une bonne préparation Google map, nous arrivons pilpoil à la réception. Quartier moderne qui tranche avec certains immeubles de la vieille ville que nous découvrons le soir, pas toujours propre mais très animée. Certains restaurants bien remplis, 2 Ćevapčići, bien bons bière, vin rouge eau, 44,59€.




Belgrade (Serbie) – Sofia (Bulgarie)
Vendredi 11 septembre 2026 – 391 Km
Nous quittons notre beau studio du 12 ème étage vers 8h30, nous récupérons la moto à l’étage -2, graissage de la chaîne et chargement, fin prêt pour affronter la circulation assez dense à cette heure ci. Pas grand chose à signaler, l’autoroute tout le long du trajet, au loin, des feux de forêt et un malheureux hélico avec sa bouille d’eau qui paraît tellement petite. Toujours très très chaud, 37°, puis soudain, notre première averse du voyage, beaucoup de vent, la température chute immédiatement, 18°, on ne ferme même pas les aérations, nous n’avons jamais autant aprécié la pluie 😄. Passage de frontière, bof bof, côté serbe, un jeune douanier limite arrogant, guère mieux avec la douanière côté Bulgarie. Arrivée pilpoil à l’accueil de l’appartement, Visito Aparthouse, situé dans un quartier populaire. Nous déposons la moto dans le garage accès direct depuis la rue, pas possible de fermer la porte. Le soir visite de la capitale, Sofia, enfin une petite partie, après les traditionnelles lessives et douches. De belles bâtisses, des églises orthodoxe, musulman, catholique … Très bonne pizza installés comme des jeunes au comptoir, sur le trottoir en pente ☹️.
Nb: après de nombreux échanges avec RED de SFR, j’arrive à faire annuler les 60€ de communication au passage frontière Serbie puis arrêter l’option Pays de l’Europe de l’Est (Serbie, Turquie…) à 35€ que j’avais pris par précipitation suite à l’envoi des SMS Red.








Sofia – Zheravna
Samedi 12 septembre 2026 342 Km
Petit dej minimum, départ vers 9h30 après avoir cherché le meilleur itinéraire, qui sera finalement la 6 puis un chouia de 7. Beaucoup de lignes droites, et encore du chaud, 34° au max. Pause Kf à côté de 1300 Gs et 800 GS chez Shell Café. C’est samedi, nous croisons pas mal de motos, le salut est obligatoire ✌️. Pause déjeuner, si on peut dire, gaufrettes coca, dans une autre station service. Re-pause Kf dans une troisième station. Dernier plein de la journée, un peu folklo, 14,65€ arrondi à 15€ par le pompiste. Arrivée au village de Zheravna vers 16h30, un peu de jardinage pour trouver l’hébergement, Complexe Staro Bardo, et surtout un accès « trialisant » ruelles étroites bien pentues et revêtues de gros pavés, très très irréguliers. Un premier demi tour dans la pente, suivi d’un virage à angle droit avec une belle pente ! Accueil un peu froid il faut dire que l’obstacle de la langue n’arrange rien. Petit tour dans le village typique, beaucoup de bois. Bon petit souper à l’auberge, viande grillée bien entendu (27€ avec 2 verres de vin rouge).






Zheravna – Ahtopol
Dimanche 13 septembre 2026 – 195 Km
Pas de bol, la pluie annoncée pour la nuit et qui devait s’arrêter vers 8h ce matin, a bien commencé cette nuit, mais devrait nous accompagner toute la journée. Que faire, partir sous la pluie ou attendre une hypothétique accalmie ? Petit déjeuner local, 2 gros « churros » de la confiture de cerises et un verre de yaourt liquide (bouteille). Finalement on décide de quitter ce village ottoman, prudemment, je descends la moto à vide, sur une piste de gros cailloux bien trempés, on descend ensuite avec tous les bagages sous la pluie, sauf un gant que je perds sur le parking, Betty remonte toute la côte pour le récupérer 🫣😘, on lève le camp vers 11h. Les 3/4 du parcours sous la pluie, pas de chance une dernière averse juste avant d’arriver à l’hôtel, alors que nous étions pratiquement secs. Beaucoup de circulation dans le sens inverse, du côté de Burgas, qui semble être une grosse agglomération. Les derniers kilomètres se font sur une route bien défoncée. Petit hôtel Kamelia, bien propre, nous avons zappé le déjeuner, mais j’ai pu voir le festival Marquez en live, chez les italiens ! Balade en début de soirée, direction la Mer Noire, nous commençons par traverser une zone de camping, ou ce qu’il en reste, impression d’abandon. Dimanche soir, 19h, un Market d’ouvert, nickel, eau et nécessaire pour accompagner le petit déjeuner de demain matin (vache qui rit, pamplemousse, yaourt, pain et cookies). Balade vers le port, on voit un fourgon immatriculé en Saône et Loire, prêt à passer la nuit sur le parking. Resto, calamars, french potatoes et une bouteille de 75cl de blanc sauvignon de Bulgarie (41€). Une bulgare nous interpelle dans un français impeccable, français appris à école 👏.







Ahtopol (Bulgarie) – Velimeşe (Turquie)
Lundi 14 septembre 2026 – 225 Km
Petit dej en chambre, grosse migraine pour Betty. Graissage chaîne, chargement et hop départ. On longe un petit peu la côte de la mer Noire, bien plus belle avec le soleil. Puis plein sud sur la 99 jusqu’à la frontière. Des virages à gogo et des trous de toutes les tailles. Toujours des contrôles de police, mais nous ne les intéressons pas, semble-t-il… Un peu d’animation tout de même, à la sortie d’un rare village, une truie et sa ribembelle de porcelets bien roses, qui traversent la route, des fois que l’herbe soit meilleure de l’autre côté 😄. Grosse attente au passage de la frontière, côté Bulgarie, ras, le jeune douanier veut savoir où on va. Côté Turquie, c’est plus long, prise de photo et double vérification des papiers, carte grise et verte, heureusement que je l’ai réclamée à la Macif. Contrairement à 2019 où nous avions évité les autoroutes payantes, cette année nous utiliserons ces autoroutes en particulier dans la région d’Istanbul, avec le pont pour traverser le Bosphore, Yavuz Sultan Selim Köprüsü, donc achat du badge et approvisionnement du compte HGS, au bureau des PTT situé juste au poste de douane, 200 Livres (badge) + 200 Livres d’avance (200TRY=3,56€). Quelques courses chez Moby, à Kirklareli, puis carburant, 1,44€/L (100L=1,80€). Petit casse-croûte sur l’autoroute. Shilla Otel, au bord d’une route à 2 voies très fréquentée, donc très bruyante, heureusement, notre chambre qui sentait bon la cigarette ☹️ était de côté, donc peu bruyante (54€ la chambre avec petit dej.).



Velimeşe – Sapanca
Mardi 15 septembre 2026 – 263 Km
Premier petit dej en Turquie, ouah, pas trop « continental », tomates, concombre, poivron, melon, pastèque, olives, fromage, omelette bien grasse, et des beignets et des rouleaux de « je ne sais pas quoi », pain, beurre, confiture, crème de noisette/chocolat, café et thé (çai) bien entendu, le tout servi par des personnes bien intentionnés ! Nous n’avons pas pu tout manger 🫣. Avant de partir nous demandons à remplir nos gourdes, petite erreur de compréhension, il nous met de l’eau chaude, pensant certainement que nous allions nous préparer notre çai le long de la route 😄. Un peu compliqué au départ, déviation suite à des travaux, puis autoroute O7 tout du long, 4 voies, pas trop de circulation. Quelques incompréhensions avec les péages, parfois en auto détection, parfois nous devons payer avec notre CB tout en relevant notre plaque d’immatriculation. Le clou de la journée ce fut l’arrivée triomphale à la station service. Freinage à 2 Km/h, ou 1 Km/h, juste sur une plaque de gasoil devant la pompe, la roue avant part en vrille il ne me restait plus qu’à poser la moto, tout le monde descend ! Heureusement aucun bobo, Betty commence à avoir l’habitude, j’avais fait presque le même posé de bécane sur l’île de Wight en 2023. Pour arriver à l’appart, Sapanca View Otel, vers 14h, de belles grimpettes. Le soir, on descend en ville, quelques courses puis petit resto sympa, à côté des jeunes turques et un espagnol de Madrid (1000L ->17,80€). Avant d’attaquer la montée on se fait un ATM, ouah, 6,7€ de frais pour 8000 L soit 147€.





Sapanca – Tosya
Jeudi 17 septembre 2026 – 366 Km
Réveil, comme d’hab, vers 7h, à 8h10 je monte au resto (3 étages) personne, 8h40 je trouve un monsieur et la dame qui fait la cuisine, dans 10 mn ce sera prêt. À nouveau petit dej. local, tomates, fromages, olives, concombre, oeufs sur le plat cuits dans l’huile, frites, rouleaux garnis, sigara böreği (littéralement « börek cigarette »). pain, miel, confiture, eau (su) sans oublier le çai 🫣. Départ vers 9h45, germaine nous conduit sans encombres, sur l’O-4 direction Ankara, avec pas mal d’intersections. Temps frais et humide, nous finirons par mettre les combines de pluie, pas de trop, 13°, il faut dire que le point culminant de l’étape est tout de même à 1300 m. Nous croisons un bon nombre de motos solo et duos en groupe de 3-4 motos toutes numérotées, probablement une agence de voyage moto, genre francemotosvoyage qui organise du 5 septembre au 2 octobre 2026 (28 jours – 27 nuits) un périple en Turquie… Nous passons deux fois à côté de gros semi-remorques fraîchement explosés, accidents probablement arrivés hier. Pause casse-croûte sur le pouce, petit arrêt à Ilgaz, un peut avant l’hôtel Akbak où nous avions fait étape en 2019, avec Bernard. Arrivée à l’hôtel Doğramaci vers 15h15, 5100 Lt soit 91€ avec petit dej. Pour le souper, nous passons commande à l’accueil, livraison en chambre 30 minutes plus tard, pide, pain-koftes, salade (440 Lt/7€)


Tosya – Tokat
Vendredi 18 septembre 2026 – 322 Km
Gros petit dej vers 8h, sur le toit de l’hôtel. Nous partons vers 9h45, graissage de la chaîne et nettoyage de quelques chiures d’oiseaux. Il fait bon, 17 18° pour commencer, ciel encore couvert mais pas menaçant. Belle 4 voies pratiquement tout le long du parcours, propice aux numéros de funambule des camions, nous avons failli être les premiers témoins d’un gros crash. En agglomération, deux feux rouges successifs, la voiture s’arrête au premier, le camion qui suivait d’un peu près s’arrête aussi, mais de peu, par contre le deuxième camion lui n’a pas pu s’arrêter, gros coup de frein, puis gros coup de volant pour éviter de justesse l’autre camion en prenant la voie de gauche, et fini par s’arrêter non sans avoir donné un gros coup de klaxon, au deuxième feu rouge. Heureusement que je n’avais pas emprunté la voie de gauche, le camion nous aurait écrabouillés sans même sans rendre compte ! Avant ces émotions nous avons visité la charmante ville d’Amasya, dominée par son château, avec les tombes dans la roche et ses maisons ottoman au bord de la rivière. L’accès au parking (40Lt) fut assez folklo. Puis visite d’un beau caravanserail, paisible et bien restauré. Arrivée à l’hôtel folklo, sens interdit, parking pas très rassurant, chambre « funéraire » ☹️. Lessive puis petit tour en ville, beau bâtiment bien mis en valeur, puis resto, salade, pid, 2 bouteilles d’eau, 440 Lt + 40 pourboire.









Tokat – Bayburt
Samedi 19 septembre 2026 – 393 Km
Petit dej de l’hôtel, manque du beurre, mais on arrive tout de même à se préparer un petit encas pour midi (oeufs durs, fromage, pain). Départ avant 9h, ciel gris, 16°, on sort facilement de la ville, voies rapides pour commencer, carburant, puis nous attaquons les 250 Km de route d’altitude, passage d’un col à 1875 m, avec de très beaux paysages, variés, des montagnes colorées, des gorges, des monts arrondis sans végétation, qui rappellent un peu les Abruzzes, puis des grands plateaux, entre 1400 et 1600 m, bien vantés, et quelques villages ici et là, un petit air de Mongolie, enfin on imagine vu qu’on y a jamais posé les pieds et encore moins les roues. Contrôle de police, très fréquent, cette fois le préposé à la tablette saisie, avec peine, toutes les infos n° permis, plaque etc… Traversée cahotique de Şebinkarahisar, route défoncée en pavés bien humides et terreux, donc très glissants, avec un enterrement, un gendarme originaire du bled, tué en intervention sur un accident de la route mortel et une manifestation de mineurs qui non pas eu leur salaire depuis de nombreux mois. Arrêt casse-croûte sur une table abritée en bord de route, histoire de constater une fois de plus que la Turquie est crade ! Nous voyons le long de la route de nombreux vendeurs de noisettes, fraîchement récoltées. Ils étalent leur production sur de grandes bâches bleues, et râtissent, je pense pour accélérer le sèchage. Encore un étonnement en arrivant à Bayburt, des établissements flambant neufs, majestueux, universités … Arrivée à l’hôtel Bayberd vers 15h15, bel établissement, chambre spacieuse et très bien équipée, 5000 Lt (90€) avec le petit dej. Souper à l’hôtel, serveuse sympa, « drinking » ? nous : « sur » (eau) , puis lorsque le serveuse revient, presque en blaguant Betty « bira » ? la serveuse repart avec ses 2 bouteilles d’eau et revient avec 2 verres de 50 cl de bière 🤪


Bayburt – Hopa
Dimanche 20 septembre 2026 – 307 Km
Bon petit dej à l’hôtel, à côté d’une table de motards anglophones, américains ou canadiens avec des motos immatriculées en Turquie, BMW F800 GS Adventure, une 1250 GSA, une Africatwin, et une Suzuki pour l’accompagnateur Turc.
Départ vers 9h, première station, problème électrique, comme à l’hôtel, où on osait pas prendre l’ascenseur ☹️, on file à la suivante, une Shell (que j’aime) je demande si on peut faire le point HGS, niet, PTT, uniquement, mais demain, bofbof. Nous arrivons rapidement sur la toute petite route D-050 jusqi’à Ispir. Plein les yeux, de grands espaces avec des montagnes au loin, genre Durmitor, puis beaucoup montagneux, des passages à 1500 m, des villages paumés, une rivière qui serpente dans la vallée, le tout sous un ciel bleu et une température agréable, 18 à 23°. Puis après Ispir, changement de décor, des gorges minérales surplombant une réserve d’eau artificielle. La température augmente, 28°. Toujours beaucoup de virages, jusqu’à la dernière partie de l’étape, qui se fera sous de nombreux tunnels, 57 en tout, avec une circulation un peu plus dense mais surtout toujours aussi anarchique, les voitures et les camions qui doublent dans les tunnels, limités normalement à 50 Km/h avec double ligne blanche au sol, dans un tunnel, une camionette qui perd quelques caisses et une Mercedes qui suivait, je suppose et qui explose le bas de calandre ! Et pour finir, le Turc tranquil qui double sans visibilté dans un virage, heureusement que j’ai eu de la place sur le côté de la route pour éviter cet énergumène. Arrivée à l’hôtel Terzioğlu vers 16h30, douche, et assurance moto pour la Géorgie, que nous arrivons à faire imprimer à la réception de l’hôtel. Le soir, recherche du Migros, en vain, on se rabat sur le BIM, pour un succulent souper en chambre.
Petit rappel, déjà observé en 2019, la présence de mini-bus dolmuş (prononcé « dolmouch »), en ville mais aussi dans les campagnes.




Hopa (Turquie) – Koutaïssi (Géorgie)
Lundi 21 septembre 2026 – 188 Km
Nous descendons du 7ème ciel étage, au resto, beaucoup de monde, et pas que des hommes. Départ vers 9h, temps gris mais pas vraiment menaçant. Beaucoup beaucoup de camions en attente pour le port d’Hopa. Puis arrivée à la frontière, à nouveau beaucoup de camions, mais une seule voiture devant nous. Betty doit prendre un circuit réservé aux piétons et passagers des bus. Pour ma part, RAS, 2 portraits, passeport, carte grise, permis de conduire et assurance moto côté Géorgie, une bonne heure, et nous voilà en Géorgie accueilli par Khvicha Kvaratskhelia pas le joueur du PSG, mais le rabatteur pour les assurances ou bureaux de change😀. Les premières impressions sont : cela pourrait être pire que la Turquie, sur la route ! Un gros trou, voir immense, non signalé sur une grande route, heureusement que j’ai vu la voiture qui était devant nous ralentir et faire un écart ! Ensuite des vaches, beaucoup de vaches sur la route, une paisiblement couchée sur 1/3 de voie, toujours sur une grande route très fréquentée, sur autoroute également, dont certaines empruntaient carrément une voie de sortie en contre sens ! Et les kekous avec des voitures plus ou moins tape à l’oeil, des voitures avec conduite à droite, je ne sais pas pourquoi, toujours est il que certains ont rasé nos sacoches en doublant. Traversée de Batoumi un peu pénible, des bouches d’égouts sur la voie de droite qui dépassent de plusieurs centimètres, nickel pour y laisser une ou deux jantes, mais on aperçoit tout de même quelques tours immenses, fiertées de la Géorgie ! Autre constat rapide, les femmes réaparaissent sans voile, pas de mosquée, des églises (orthodoxe) à la place. Arrivée à l’hôtel Eurica, situé sur une colline, donc route bien pentue et male pavée avec des épingles pire que dans le Stelvio ! Visite de la cathédrale Sagradi, certainement à l’Unesco, vu le nombre d’asiatique à proximité. Descente en ville, retrait d’argent liquide dans un ATM de la banque de Géorgie, avec l’aide de l’hôtesse d’accueil 152 payés pour 150 reçus. Resto en ville, spécialités géorgiennes. Oups l’hôtel n’accepte que le cash.










Koutaïssi – Oni
Mardi 22 septembre 2026 – 115 Km
Ce matin, graissage de la chaîne puis premier petit dej en Géorgie. Tout aussi copieux qu’en Turquie, des similitudes, peut être moins de çai. La pluie s’invitant à nouveau et l’étape étant courte, nous chargeons la moto vers 11h30 pour un départ vers midi. Descente rapide pour moi, à pied pour Betty. Essence, nouveau type de service, un pompiste mais qui nous aide uniquement pour la saisie des infos, et en particulier le nombre de litres souhaités, mais contrairement à l’Espagne ou on défini un montant max et on est débité de la vrai valeur ici j’ai demandé 10 L mais arrivé à 9,45L le réservoir était plein, je pense que je perds 0,55 L ☹️, (13,55€ soit 1,43€/L a.l.d 1,35€/L prix sans l’erreur d’estimation). Nous sortons rapidement de la ville pour monter jusqu’à Oni sur la sh16. La route tournicote beaucoup, revêtement irrégulier, parfois très correct, puis soudain 20 ou 30m sans revêtement, toujours des vaches et beaucoup de chiens, dont certains très agressifs. Nous traversons une région viticole et nous longeons presque sur toute l’étape, une rivière à fort débit dont l’eau est toute grisâtre, résultat de violents orages. Nous doublons à 2 reprises 2 cyclistes, on se retrouve dans un petit village devant une boulangerie authentique, avec une boulangère bien sympa, qui nous montre le four à pain traditionnel, circulaire, pour y coller les pâtons sur les parois verticales. Un des 2 cyclistes est belge, sympa, son copain de la région de Briançon, une tronche, pas un mot, évitement maximum. La fin de l’étape est effectuée sur une déviation d’environ 5 Km, revêtement correct mais des pentes à 20% 🫣, déviation car la route normale a été complètement recouverte ou emportée suite à un immense éboulement. Guesthouse Evergreen, trouvée à pied par Betty. Balade et courses dans le village. Souper, sur la terrasse de la partie commune, avec cuisine, salon. Souper léger, emmental, pain, la boîte de thon à la tomate était finalement une boîte de macros du japon, aucun succès, on se rabat sur les yaourts, une fois engloutis on se rend compte que nous les avions achetés pour le petit dej. 🫣🤪.
Les sommets situés en Géorgie, directement au nord d’Oni (dans la haute région historique de la Racha), appartiennent à la chaîne du Grand Caucase et se dressent le long de la crête frontalière avec la Russie ou sur des contreforts proches. Les sommets les plus emblématiques et les plus hauts situés au nord et au nord-est d’Oni sont :
Le mont Edena : S’élevant à 3 878 mètres d’altitude.
Le mont Shoda (Gora Shoda) : Culminant à 3 608 mètres, ce massif majestueux est le sommet le plus visible en arrière-plan depuis la ville d’Oni.
Le mont Burchula : Il culmine à 4 364 mètres et domine la vallée près de la station de Shovi.
Le mont Laboda : Un sommet imposant de 4 313 mètres situé à la frontière.
Le mont Pasismta : Massif montagneux majeur de la zone frontalière alpine.











Oni – Tbilissi
Mercredi 23 septembre 2026 – 229 Km
Petit dej léger en chambre, un bel orage cette nuit, d’après Betty, car moi, je n’ai rien entendu. De la fraîcheur, 12° au matin jusqu’à 31,5° en arrivant à la capitale. Après les montagnes russes, les mêmes que hier mais dans l’autre sens, 20% de pente, tout en première, nous trouvons une belle route, récente à en croire les indications de Germaine qui nous voyait sur un chemin sans revêtement, de beaux virages, montée jusqu’à 1800 m avec vue sur les massifs qui font frontière avec la Russie. Nous retrouvons notre belge en 2 roues mais pas de moteur, un peu plus loin son copain, puis nous croisons un autre cyclo-touriste. Première pause vers 12h, puis dans la plaine achat d’un kachapuri avant de monter sur l’autoroute. Carburant avant d’attaquer la capitale, au passage un panneau qui annonce Erevan (Arménie) et Téhéran (Iran) 1239 Km. Arrivée à une vingtaine de kilomètres du centre, gros bazar, pas de panique, on a beau connaître un peu mieux les us et coutumes des gentlemen drivers géorgiens, ils nous foutent vraiment la trouille avec leur conduite kamikaze ! Merci Google Navigation avec streetview, arrivée à l’hôtel 5 Star vers 14h30, parking nickel, on prolonge d’une nuit, soit 3 nuits, nom du quartier d’après l’application Météo-Radar, Okroq’ana. Quelques courses pour le petit dej, pâtes italiennes à emporter pour le souper, l’hôtel est vraiment bien placé.






Tbilissi
Jeudi 24 septembre 2026 – 8 Km (à pied)










On part en fin de matinée pour visiter la capitale de la Géorgie. Il fait chaud, pas loin de 30°, beau soleil, et de plus en plus de monde sur la route et sur les trottoirs. Petit resto sympa pour midi, pas loin du vieux bazar, tout en sous-sol. Avant, passage par la banque, sans toucher 20000, mais pour retirer du liquide (600 gel soit 206€), puis recherche d’un maillot de foot (Kvacha), mais la vendeuse nous dit que seule la boutique du stade du Dinamo pourra proposer un maillot de l’équipe nationale. Retour vers 17h un peu épuisés.
Tbilissi
Vendredi 25 septembre 2026



Je vais, vite fait, chercher du lait, du pain et un yaourt liquide dans la boutique qui touche l’hôtel. Petit dej dans la chambre. Nous filons vers la boutique de la Fan-zone du Dinamo, 1,6 Km, pas de chance, jour de match (Géorgie-Irlande) la boutique est fermée ! ☹️. Nous préparons les deux prochains jours, 2 nuits à Anuni. Nous regardons pour la suite, rejoindre la Turquie en visant Kars.
Tbilissi – Ananouri
Samedi 26 septembre 2026 – 152 Km
Lever vers 6h45 pour moi, 7h pour mon SdS adoré, petit dej léger en chambre. Départ vers 8h15, bonne pioche, peu de circulation pour sortir de la capitale. Petites courses avant d’arriver à l’hôtel Berg Ananuri, bord de route militaire, la fameuse, vers 9h30. On pose l’essentiel de nos bagages, c’est la première fois depuis notre départ le 6 septembre qu’on roule sans nos fringues et autres trousse de toilette, baskets … Première interrogation, quelle route faire ? La militaire qui est la route pour aller en Russie ou l’autre vallée repérée par Betty ? Nous choisissons ou je choisis la militaire, mauvaise je dirais même plus, très mauvaise pioche ! Pour commencer un tronçon en travaux, sans revêtement, très caillouteux et très poussiéreux, mais ce n’était que le début, soudain, tout le monde doit s’arrêter au bord de la route, tout le monde descend des voitures, et au bout de quelques minutes et quelques échanges en anglais avec des locaux, nous apprenons qu’un camion s’est fracassé contre des rochers ! Attente interminable, avec un ciel gris, certains font demi-tour. Finalement, la circulation en sens inverse reprend, quelques motos, dont 2 duos, nous font signe, le policier nous laisse partir, mais cela n’a pas durer longtemps, juste avant les premières épingles re-stop, après quelques hésitations et en analysant les infos Google Map qui faisait apparaître de longs tronçons « rouges » nous abandonons 😡, le ciel nuageux combiné aux difficultés de circulation nous incitent à rebrousser chemin, quelque peu dépités ☹️. Pause casse-croûte près de l’église, puis re-bouchon et beaucoup de poussière pour re-faire le tronçon en travaux de ce matin. En fin d’après midi nous passons par la supérette, re-mauvaise pioche, rien pour faire un souper sans pain et fromage ! Nous descendons ensuite vers le lac, aucune boutique de bouf, quelques camping-cars et 1 cyclotouriste. Nous remontons au seul resto bord de route accessible, pâtes à la sauce tomate pour Betty et au fromage pour moi. Au retour çai avec du miel offert par la dame de l’hôtel, nous échangeons quelques banalités avec notre traducteur Google.







Ananouri ou Ananuri ou ანანური
Dimanche 27 septembre 2026 – 0 Km 54942 Km soit 5052 Km depuis le départ.
Jour de repos, après la journée d’hier, pas envie de rouler aujourd’hui. Après un petit dej. léger en chambre, nous allons visiter le château église d’Ananuri. Très bien conservé ou restauré il doit être probablement au programme de nombreux Tour Operator, vu le nombre de bus et de chinois, d’asiatiques, allemands, italiens, pakistanais… Ensuite nous descendons à la plage afin de squatter une table pour étaler nos cartes et préparer le chemin du retour. Ce sera par la Turquie, quelle surprise 😉. Vers 12h, 12h30 nous allons au petit bar pour manger 2 parts de frites, ketchup épicé, une bonne bière et un verre de vin blanc pour 8,90€. Encore un peu affamés nous commandons 2 cafés americano et 2 muffins 7,53€. 2 tables plus loin, 3 jeunes gens, parlant italien, l’un deux quitte la terrasse fait décoller son drône et retourne tranquillement avec sa télecommande auprès de ses copains. Après quelques minutes il retourne récupérer son drone, atterrissage dans sa main et au moment de passer devant notre table, je lui demande si il serait disposé à nous vendre ou partager le ou les rushs ? Surprise, Fil, prénom exact Filip, parle très bien le français, l’italien, l’anglais et accessoirement l’albanais, je suppose car il est d’origine albanaise, ses parents ayant fuit le régime totalitaire de l’époque pour migrer à Trieste. Aujourd’hui il travaille au Luxembourg, d’abord chez Amazon, maintenant dans une boîte belge, et, entre ces deux derniers jobs il a pris une année sabbatique pour parcourir une belle partie de la planète. Une personne très très sympa, accompagnée par son frère Tony et un copain à moitié belge, (par sa mère ou son père) 😉, et lorsque je lui ai dit « personne n’est parfait » nous sommes tous partis dans un gros éclat de rire 😂. Nous avons échangé nos coordonnées, en particulier Instagram, une belle rencontre. Ensuite nous retournons vers la plage pour continuer nos préparatifs, peu avant de retourner à l’hôtel, je vois passer une GS 1200, plaque jaune. Sur le chemin du retour, on aperçoit le motard, installé avec sa chaise pliante au bord du lac, je lui demande d’où il vient, « cana » « cana » je lui fait répéter au moins 3 fois avant de comprendre « China », beau parcours, on discute voyage, sa GSA a 100 000 Km, il travaille dans l’optique, il me demande mon âge, quand je lui dit 74, il me serre la main 🤝 😄, une petite photo et « good trip, ride safely » ✌️.







Ananuri – Akhaltsikhé
Lundi 28 septembre 2026 – 218 Km
Réveil vers 7h après avoir compté les camions toute la nuit ou presque 😠. Petit dej léger, petite photo avec notre hôte et via, adieu la route militaire, cet unique corridor terrestre entre la Russie et la Turquie ou l’Iran et tout le Moyen Orient. Pour nous, ce sera le point le plus à l’Est de notre voyage, nous commençons doucement le chemin du retour. Pas trop de circulation, puis un gros tronçon de route à 4 voies, pause café et croissant crème de noisette chocolat, et achat d’un sandwich et d’un kachapuri pour midi. Pause casse-croûte un peu avant l’arrivée, toujours quelques chiens pour nous accompagner, enfin surtout pour partager notre festin 🤪. Avant de reprendre la route je découvre la perte d’un écrou qui permet de bloquer la bulle, flûte, et je n’ai même pas un collier rilsan pour une réparation de fortune. Premier petit boui-boui je m’arrête, présente le boulon et demande un écrou de la bonne dimension, le mécano commence par fouiller dans le tiroir sous le bureau-établi, rien, vide une boîte remplie de boulons et écrous, toujours pas la bonne dimension, il part au fond du gourbi bien sombre et au bout de quelques instants revient avec un écrou tout rouillé, mais de bonne taille, et comme je n’ai pas d’outil, je demande si je peux lui emprunté une clé, tout cela en langage des signes bien entendu 🫣, finalement c’est lui qui remonte le boulon et l’écrou sur la fixation de la bulle, je lui propose quelque argent, il refuse, malgré mon insistance, pour finir il me demande une cigarette, pas de bol 😏. Arrivée au Taba Boutique Hôtel un peu cahotique, rue en travaux, aucune indication sur le bâtiment, rue en sens unique, et bien-entendu je suis dans le mauvais sens, mais ici, ce n’est pas grave 😄. Après quelques averses orageuses, nous partons visiter le château. Dernier souper géorgien. Nous libérons notre table pour un couple d’Afrique du Sud. En rentrant, un peu perdu dans les ruelles, une géorgienne nous demande où allons nous, elle appelle une jeune qui nous indique le meilleur chemin !












Akhaltsikhé (Géorgie) – Kars (Turquie)
Mardi 29 septembre 2026 – 175 Km
Petit déjeuner de l’hôtel, service minimum, du pain frais, des oeufs, du beurre, confiture, tomate, concombre, café … Départ sous un ciel gris mais sans pluie. Dernier plein en Géorgie, pilpoil pour liquider nos derniers billets (Gel). Petite route jusqu’à la frontière, peu de circulation. Arrivée à la douane, comme d’hab, des camions en attente sur l’unique voie, nous remontons donc la file sur la voie opposée, heureusement personne en face. Super, je me dis, aucune voiture ou moto avant nous, on ne va pas s’éterniser. Sauf que, le douanier Turc, comme beaucoup de ses confrères, son plus grand plaisir, c’est d’emme.. les gens ! Celui qui s’occupa de ma pomme fut particulièrement arrogant, tout en se « foutant de notre gueule », je dis notre, car le routier Turc qui était au même niveau que moi, a du attendre également de nombreuses minutes pour un « control » qui finalement n’aura pas lieu. Re-vérification de tous les papiers (carte grise, passeport, permis de conduire, carte verte), la troisième en moins de 50 m, le douanier un peu joueur, je pense, me dit que c’est le dernier contrôle, c’est terminé, je peux y aller, donc bien confiant, je passe à côté de la dernière barrière, tranquilou, pour rejoindre Betty, oups je vois 2 douaniers me courir après, demi-tour tout peneau, quatrième vérification. Cette fois nous re-voila en Turquie, opération combines de pluie, car il pleut et nous n’allons pas vers le beau temps. Effectivement, col Ilgaz Daği Geçidi, 2550 m 4°, de la pluie, du vent, visibilité très réduite, la POISSE. Sur ce plateau, Betty a vu des milliers d’oies, moi aucune, s’est terrible la différence entre le pilote et la passagère. Nous avons quand même vu tous les deux, le berger nous faire signe de la main. En redescendant sur le plateau, la pluie s’arrête, nous aussi mais à cause de travaux, ce sont les gendarmes qui régulent. On aperçoit une ou deux installations de « check-point » militaire, mais personne, peut être un signe de détente ou d’apaisement ? Arrivée à Kars vers midi, je n’avais pas pointé correctement l’hôtel Gran Ani Hotel, donc un petit tour de quartier pour finir l’étape. Repos, douche (plus agréable que celle du col de ce matin), puis nous partons visiter Kars. Mosquées, château vu d’en bas, vieilles bâtisses d’origine Russe, réhabilitées, bains de soufre, pont… Souper à l’hôtel, avec verre de vin et bière, riz, poulet, pommes frites et spaghettis bolognaise 2250 Lt (40,43 €)












La Géorgie, en quelques mots
Avis purement personnel, basé sur notre très court séjour, à peine 8 jours du lundi 21 au mardi 29 septembre, la météo et notre prudence par rapport à certains accès routiers ont été déterminants.
Attachante et déroutante.
Attachante par la gentillesse des géorgiens, en général, pas exhubérant, ne dit pas bonjour dans la rue, mais bien intentionés. Attachante par la nourriture, le kachapuri, un véritable piège à calories ! Le vin, bien entendu et le chacha 45°, avec modération. Attachante par ses paysages montagneux, ses rivières, ses sommets à plus de 4000 m. Attachante par la simplicité et l’authenticité de l’accueil dans la guesthouse d’Oni. Attachante par l’ambiance de Tbilissi, jeunesse, modernité, patrimoine, histoire…
Déroutante par leur comportement sur la route, majoritairement kamikazes, de nombreux kekous, des voitures d’importation japonaises avec volant à droite ce qui rajoute du stress quand ils te doublent car ils rasent nos sacoches. Des infrastructures routières très aléatoires, des immenses trous, des tronçons en travaux et la présence des vaches et des chiens plus ou moins agressifs, les chiens pas les vaches 😏. Déroutante par les traces de l’ère soviétique, jusqu’à 1991, les deux immenses enclaves Russe, inaccessible sans visa. Déroutante par leur alphabet unique, même pas du cyrillique.

Kars – Doğubayazit
Mercredi 30 septembre 2026 – 190 Km
Réveil mueslin vers 5h, ce n’est pas forcément moche, mais c’est tôt ! Petit dej. à l’hôtel, après une nuit très agitée pour Betty, une grosse complication intestinale, seraient-ce les champignons de la veille ? Pour moi les spagettis bolognaise sont bien passés. Nous prenons la route vers 9h30, météo plus agréable, 15 16° au plus froid et au plus haut, 2250m, 23 24° au plus chaud. Lors du plein d’essence, un copain du pompiste, parlant anglais, nous pose les traditionnelles questions, d’où l’on vient et ou on va puis nous rappelle qu’ici c’est Kurde et pas Turc ! Pour la pause casse-croûte, plusieurs personnes veulent discuter, puis un papa avec sa jeune fille dans les bras nous interpelle et nous présente sa femme qui est en visio sur son smartphone. Ils habitent Paris, en vacance dans la famille je suppose elle voulait nous inviter, on note son numéro de téléphone au cas où. En arrivant à une vingtaine de kilomètres de Dogubayazit, nous apercevons le fameux mont Ararat 5137m, déjà un peu blanchi, mais dont le sommet était dans les nuages. Comme souvent dans le centre des villes, arrivée à l’hôtel Tehran cahotique, un sens interdit avec « herse » au sol, petites ruelles encombrées, charettes, camionettes, livreur de çai…le bazar, nous ne sommes pas loin de l’Iran, j’imagine que l’ambiance des centres villes doit présenter quelques similitudes. Souper livré dans la chambre, pid viande, salade et riz (8€). Je demande à la réception de contacter le prochain hôtel qui ne répond pas à nos messages.






Doğubayazit – Muş
Jeudi 1 octobre 2026 – 338 Km
Petit dej à l’hôtel, au 7 ème ciel étage, sortie de garage pentue, heureusement personne en face. Début de parcours au sec, mais vu le ciel très menaçant, on enfile les combines au bord de la route et très rapidement la pluie, très forte par moment. Nous longeons la frontière avec l’Iran, moins d’un kilomètre au plus près, on peut voir de nombreuses installations militaires et nous aurons droit à deux « check points », mais sans véritable contrôle, bizarre pour un contrôle, un seul militaire, qui nous demande quelque chose, nous appliquons la méthode, « on comprend rien », pour finir il nous dit « smoking » espérant au moins une cigarette 🫣. Passage d’un col à 2500 m, puis descente sur le lac, pas de chance le lac de Van ne se présente pas dans les meilleurs conditions ! Heureusement qu’il est long, nous le longeons sur environ 100 Km, et grâce à une ou deux petites éclaircies nous pouvons apercevoir des bleus magnifiques. Petite pause vers 11h30, bien trempés chez Total-Energie, puis pause casse-croûte vers 13h. Arrivée à Muş, au Gürtürkler Suit Otel, accueil un peu froid, mais la chambre paraît correct. Graissage de la chaîne. Pizza marguerita Domino, livrée dans la chambre.











Muş – Malatya
Vendredi 2 octobre 2026 – 344 Km
Petit dej vers 8h à l’hôtel, café, pain, beurre, confiture, fromage, noix, pastèque et frites. Départ retardé suite à une grosse averse, flûte la valise de droite fait baignoire, je la vide on essuie puis on charge. La pluie nous accompagnera les 3/4 de l’étape. Avant un déluge de flotte nous nous abritons dans une station service. On a le temps de discuter avec le personnel, l’un d’eux a un frère à Lorient, et l’autre nous passe une personne, peut-être son frère également, qui vit à Paris, on échange quelques banalités, en français avec son téléphone. Et la pluie continue, on a le temps de manger notre oeuf dur ! On finit par reprendre la route, tout en sachant que l’on va s’en prendre encore une belle. Çà na pas loupé, grosse rabasse, quand ça veut pas ça veut pas. Nous avons tout de même eu droit à trois contrôles de police, 2 « vous pouvez passer », le troisième, contrôle passeport. Pour les paysages, une prochaine fois, on arrive tout de même à voir l’urbanisation intensive de Elazig. À propos d’urbanisation, en Turquie, nous voyons une foultitude de bâtiments récents, cela va de la maison individuelle, isolée ou groupées dans des lotissements très serrés, des bâtiments d’habitation de 2 ou 3 étages puis des blocs de plusieurs étages, minimum 8 à 10, mais aussi plus, souvent groupés, très serrés, sur des collines, à proximité de grandes aglomérations ou perdus dans des zones qui nous semblent « reculées » … Arrivée à l’hôtel Brn Han Otel vers 16h30, 4000LT et panne d’eau jusqu’a 19h. 😡 Souper au pub, fréquenté par la jeunesse, frites, nuggets, oignons, bière et vin rouge. (et oui Bernard, on n’est pas à Konia et je pense que les mœurs évoluent ici aussi).


Malatya – Kayseri
Samedi 3 octobre 2026 – 346 Km
Réveil avant 7h, petit dej. à l’hôtel vers 8h, départ vers 9h30, temps encore nuageux, pas très chaud, 9 à 10° au plus froid et au plus haut, 1800 m. Toujours la D 300, 4 voies, pas trop de circulation, pas que des lignes droites, de belles courbes aussi et parfois de beaux paysages, en particulier un canyon assez spectaculaire. Un beau caravanserail Karatay l’Alain. Arrivée à l’hôtel Newway vers 16h30, après avoir traversé une bonne partie de Kayseri, 1.5 million d’habitants. Un peu de lessive puis nous partons acheter de la graisse pour la chaîne de la BM, visite du château, là un Turc bien proprinet nous aborde, en anglais, sympa, on discute puis il nous demande si on a vu le caravanserail, comme on répond négativement il nous y emène en passant par le bazar, puis il nous montre la boutique familiale, 4 ème génération de fabricant de tapis, il nous offre une tisane à la pomme, et veut surtout, comme tout bon marchand de tapis, nous en vendre 1 🫣. On finit par lui faire comprendre que nous ne pouvons et voulons rien acheter, étant à moto, nous n’avons aucune place dispo. Après cet épisode nous allons au resto de l’hôtel Holiday Inn, le ou la Véranda, sur le roof top, koftes riz pour Betty, spaghettis bolognaise pour moi, 2 verres de vin, 58€ ! Au retour nous demandons à l’accueil de téléphoner et rèserver pour notre prochaine étape, à Sivrihizar.
Kayseri – Sivrihisar
Dimanche 4 octobre 2026 – 423 Km
Réveil comme d’hab pour moi, vers 5h, heure locale, puis 6h et debout à 7. Nous avons entendu, toute la nuit, le passage des véhicules sur la voie rapide, lorsqu’ils passaient sur un joint de pont constitué de traverses métalliques 😡. Petit dej au 9ème, beau panorama sur la ville, mais côté bouf bof bof, malgré la serveuse très souriante. Départ vers 9h30, circulation fluide, soleil, mais à peine 10° au plus chaud 16°. On découvre un superbe volcan enneigé, 3916m, majestueux, le Erciyes Daği. Voies rapides puis autoroute payante via le badge HGS et le site. Petit couac en quittant l’autoroute, au moment où je passe le péage, feu au vert, je vois écrit sur une des guitounes, foreign cars payed… et lorsque je sors de la zone, ça klaxonne, trop tard j’ai déjà franchi la limite, pas question de faire demi tour. Nous arrivons au Kaytan Otel vers 16h, 3000 Lt en cash. Chambre pourave, pas propre, on nous offre tout de même un çai et café turc. Douche puis on monte au village de Sivrihisar, croquignolet, avec ses maisons Ottoman ou colorées et son clocher belvédère. Graissage de la chaîne 7650 Km.








Sivrihisar – Karacabey
Lundi 5 octobre 2026 – 325 Km
Petit dej à l’hôtel pourri, comme l’hôtel. Le village méritait le détour, nous avons même raté de beaux édifices religieux mosquée et église arméniene. Départ peu après 9h, étape de liaison avec 2 grosses agglomérations, la première Eskisehir, contournée en partie sur la D-200, la deuxiėme, Bursa, immense contournée via O-22 et O-5. Arrivée à l’hôtel Ramada peu avant 14h, 4750 Lt, (1600 Lt cash + 3150 Lt CB).

Karacabey (Turquie) – Makri ( Grèce)
Mardi 6 octobre 2026 – 352 Km
Petit dej à l’hôtel, le dernier en Turquie, fini le persil, les frites, les omelettes, les olives, le thé … le prochain, certainement un Nestcafé et 3 Choco-rems 🫣. Départ vers 9h30, tranquilou, on compte sur l’heure de décalage pour absorber l’attente probable à la frontière, sauf que ? Premier plein vers Bandirma, puis on se rapproche de la mer de Marmara. Passage du plus grand pont suspendu au monde, le 1915 Canakkale Köprüsü, impressionnant, plus de 2 Km entre les 2 piliers ! Pas la même ambiance qu’en 2019, le pont n’existait pas encore, nous avions donc pris le bac pour traverser le détroit des Dardanelles, dans l’autre sens. Arrivée côté Europe, adieu l’Asie, passage des portiques HGS et comme de bien entendu, notre badge n’est pas détecté, on arrive à obtenir un ticket, sauf que le temps que je redémarre, la barrière se rabaisse bing sur mon casque 😡 ! Après avoir demandé conseil auprès d’un gendarme, nous pourrons payer notre du (295 Lt, 5,33€) en sortant de l’autoroute. Pause casse-croûte et dernier plein (1,55€/L Sp95) 25 Km avant la frontière. Passage de frontière long, 1 bonne heure. Arrivée à Makri vers 16h15, un peu de jardinage pour trouver la villa. Finalement il n’y a pas de changement d’heure entre la Turquie et la Grèce, il faudra attendre l’Italie pour récuperer notre dernière heure de décalage. Souper ouzo calamars au resto du port.








Makri – Olimpiada
Mercredi 7 octobre 2026 – 239 Km
Villa Makri, la même chambre N°5, qu’en 2019. Nous réglons l’hébergement au jardinier (50€), petit dej en terrasse, un peu frais, on supporte les premiers rayons de soleil, un peu moins les nombreux châtons qui attendent quelques miettes. Comme d’habitude, depuis un mois, chargement de la brêle, puis Betty descend à pied jusqu’à la boulangerie, achat de friands pour midi. 2 Km et nous sommes sur l’autoroute, que nous quittons une fois pour essayer de trouver un café, mauvaise pioche, que du café froid 😠, puis à 20 Km du Zeffie’s Studio. Très beau studio, super bien équipé, il ne serait pas impossible que nous prolongions notre séjour, à voir avec les environs et la météo… Petite balade sur la plage, jusqu’au port, bizarre une combinaison qui sèche, une tente avec une grosse inscription à l’arrière, « 2024 – 2030 Swim trip … Istanbul Cadix », un original, qui se déplace uniquement à la nage en longeant les côtes et en traînant son paquetage flottant (50 Kg) ! Quelques courses pour ces jours de repos.




Olympiada (ou Olimpiada)
Jeudi 8 octobre 2026 – 0 Km
Plusieurs échanges avec le propriétaire, à propos, en particulier, d’odeurs dans les toilettes, passage d’une personne pour constater et appliquer du déboucheurs.
Visite du site antique de Stagire, ancienne cité grecque qui a vu, entre autres, la naissance d’un certain Aristote ! Cet illustre inconnu qui disait déjà à propos des régimes politiques : Il distingue les formes pures (exerçant le pouvoir pour l’intérêt général) et les formes corrompues :
• Monarchie (corrompue en Tyrannie)
• Aristocratie (corrompue en Oligarchie)
• Politie / Démocratie modérée (corrompue en Démagogie)
Finalement, après un après-midi à la plage, en observant en particulier un pêcheur au fil qui sortait des poulpes presque à chaque lancé, nous décidons de prolonger d’une journée, validée par le propriétaire qui nous l’offre vu les désagréments des odeurs des toilettes.



Olympiada
Vendredi 9 octobre 2026 – 0 Km
Journée de repos, beau temps, pas trop chaud, nous allons découvrir la belle petite plage de Kefalas, baignade, bronzette, un seul couple de jeunes bulgares comme voisins. Quelques courses avant de rentrer au studio. Betty nous prépare une bonne salade de riz, il est quand même 15h lorsque nous nous mettons à table. Préparation de ou des dernières étapes en Grèce, avec ferry à Igoumenitsa 21h30, arrivée Ancône 17h (19h30 de traversée)




Olympiada – Syvota
Samedi 10 octobre 2026 – 439 Km
Lever 7h, petit dej, ménage, chargement et départ à 8h45, presque un record. Météo tip top, pas trop chaud pas trop froid. Contournement de Thessalonique sans aucun ralentissement. Pour les pauses il ne faut pas hésiter à sortir de l’auto beurk, pause café bonne pioche, arrêt carburant, mauvaise pioche, station BP fermée depuis 2 siècles BC 🤣, puis deuxième tentative, bonne pioche, petite station sympa, tout près mais pas vraiment accessible depuis l’autoroute, ce n’est pas grave, on fait comme en Turquie 🤪. 53 tunnels avec 1 seule voie, la deuxième étant réservée pour les pick-up de secours équipés de tuyaux d’incendie et réservoir d’eau. Arrivée au Dioni Suites vers 15h30, le ciel est menaçant, mais pas de pluie. Petit tour dans le village, le port, les restos, village visité en 2016, j’avais laissé les clés de la moto sur la serrure du top-case 😠. Souper avec pâtes carbonara et risotto légumes et poulet à emporter du resto italien.


Syvota – Igoumenitsa
Dimanche 11 octobre 2026 – 24 Km
Après quelques tentatives nous réussissons à obtenir une chambre « de dépannage » pour attendre le départ vers Igoumenista. À midi, resto sur le port, poisson et calamars. Balade jusqu’à la plage, puis repos en attendant que l’averse passe. Arrivée au port toujours un peu cahotique, le billet électronique n’est pas toléré pour franchir le premier contrôle, demi-tour jusqu’au Terminal 1 pour finaliser l’enregistrement et recevoir les instructions, les billets véhicule et passagers et auto-collants, puis pour moi et la moto retour à la porte d’entrée, Betty passe le contrôle dans le terminal. On discute un peu avec un couple d’allemands en Africa-twin je crois, nous sommes entourés d’italiens en Moto-Guzzi et d’autres en Vespa. Comme d’hab, les tickets pour ouvrir notre cabine ne fonctionnent pas. Douche et dodo, après le sandwich acheté le matin à Syvota.


Igoumenitsa (Grèce) – Ancône (Italie)
Lundi 12 octobre 2026 – 732 Km
Nuit calme, comme la mer, un café et un croissant pour déjeuner. À midi, le deuxième sandwich et pour Betty une salade au self. Arrivée vers 17h, 17h15, longue attente pour accéder aux véhicules, mais étant dans les premiers à sortir, nous étions pratiquement seuls pour sortir du port. Arrivée à l’hôtel Europa, le même qu’en 2019, grosse cohue, une foultitude de petites Fiat qui sortaient du parking. Le soir très bonne pizza carbonare hummmm